Cœur
Il y a des noms qui suffisent à remplir un stade. Après quatorze ans de règne de Didier Deschamps, parti en juillet à l’issue de la Coupe du monde, Zinédine Zidane a pris officiellement les commandes des Bleus le 1er septembre. Et l’effet a été immédiat : le Stade de France affichait complet pour sa première à domicile face à l’Italie, et les audiences télé suivent.
Le plus beau, c’est que Zidane ne s’est pas contenté de son aura. Privé de Kylian Mbappé, blessé au genou dès le premier match en Turquie, il aurait pu s’inquiéter. Il a préféré oser. À Bruxelles, avec une équipe largement remaniée et rajeunie, les Bleus ont tenu le choc face à la Belgique, quart de finaliste du dernier Mondial, avant qu’un exploit de Michael Olise ne leur offre la victoire en fin de match. Et des joueurs qu’on disait en panne relèvent la tête : Eduardo Camavinga, par exemple, semble requinqué par l’arrivée du nouveau sélectionneur.
Ce qu’on aime aussi, c’est le style. Zidane assume s’inspirer du PSG de Luis Enrique, prône le jeu, fait tourner son effectif avec intelligence sans brader la compétitivité. Et il a gardé le sens des symboles, en rendant hommage à Aimé Jacquet, l’homme qui l’avait mené au titre de 1998.
Et puis il y a l’émotion. Après le but d’Olise en Belgique, Zidane a régalé le public d’une célébration folle sur le bord du terrain. Voir le sélectionneur des Bleus exulter comme un gamin, ça ne gagne pas de match, mais ça dit tout de l’envie qu’il insuffle. Tout n’est pas parfait, l’Italie est venue arracher un nul au Stade de France. Mais à chaque fois on a hâte de voir jouer l’équipe de France. C’est l’effet zizou.