Cœur
Ils ne demandent jamais rien, et c’est bien le problème. Ce mardi 6 octobre, la 17e Journée nationale des aidants a mis à l’honneur entre 8 et 11 millions de Français qui soutiennent un proche malade, âgé ou en situation de handicap. Une mère qui accompagne son fils autiste, un fils qui gère les rendez‑vous médicaux de son père, une épouse qui veille sur un mari atteint d’Alzheimer : des héros du quotidien, souvent invisibles, parfois épuisés.
Ce qu’on aime d’abord, c’est le thème choisi cette année : « Tous aidants. Tous concernés. Faisons équipe. » Fini le portrait de l’aidant sacrificiel et solitaire : accompagner un proche doit être un travail d’équipe, entre les proches, les professionnels, les institutions et toute la société. Et il y a urgence. Selon la DREES, dans trois cas sur dix, l’aidant assume seul l’aide, sans aucun autre proche ni professionnel à ses côtés.
On aime aussi que la journée se soit vécue partout, au plus près des gens : 1 870 événements organisés en France. À Courbevoie, des ateliers de relaxation, de gestion du stress et d’échanges sur le sommeil. En Corse, des rendez‑vous à Ajaccio, Borgo et Calenzana, avec un espace d’écoute et de répit et un soutien psychologique. Des petites choses, mais qui disent l’essentiel : on vous voit.
Et l’on aime, enfin, que les aidants haussent le ton. À quelques mois de la présidentielle, leurs associations interpellent les candidats et réclament des mesures concrètes : un droit au répit opposable, un congé mieux indemnisé, un suivi de santé dédié et une meilleure protection professionnelle. Car aujourd’hui, le droit au répit n’existe que dans le cadre de l’APA et sous conditions, pas pour tous les aidants. Une journée, c’est bien. Une vraie place dans les programmes, ce serait mieux.
Vous êtes aidant ? Ne restez pas seul. Les plateformes d’accompagnement et de répit, l’accueil de jour, l’hébergement temporaire ou le relayage à domicile existent pour passer le relais. Et si vous connaissez un aidant, offrez‑lui une heure. C’est peut‑être le plus beau cadeau qu’il recevra cette semaine.